© 2019  - L’Été du Petit Temple

EXPO IV

Du samedi 18 août au dimanche 2 septembre 2018

VERNISSAGE : 17 août, 18h

MICHELINE CABRILLAC ( Art textile )

ANI CAIZERGUES ( Peinture )

MARIE-ODILE STECK  ( Sculpture

MICHELINE CABRILLAC :
Autodidacte, je vis et travaille en Cévennes. Après une assez longue période consacrée à la peinture, j’ai ressenti le besoin d’un matériau plus tactile, plus sensuel, pour m’exprimer. En affinité depuis toujours avec les tissus, les fils… le textile répondait à cette nécessité. 
 
Après des petites pièces très colorées sur des supports résistants, j’ai choisi d’œuvrer sur des grands panneaux de tarlatane (gaze) avec des fils non teints de soie ancienne (époque du bas de soie de la région). Un travail délicat et monochrome, un long cheminement au plus près de la matière.
Louise Bourgeois parle du « pouvoir magique de l’aiguille ». Oui, il y a magie. Le travail de broderie, monochrome, que je présente est une lente pratique méditative et heureuse, où l’union sensible entre l’aiguille, le fil de soie, l’esprit et la main génèrent sens et lien.
 
La matière par sa nature tactile, sa texture particulière, crée un réseau subtil d’évocations. La mémoire, le souvenir, aujourd’hui, demain, emportent l’âme et l’aiguille d’un point à l’autre, intuitivement.
 
Cette longue élaboration entraîne les enchevêtrements de fils, de perles…, de l’origine au bout du chemin, de l’altérité à l’ensemble, de la solidarité à la rupture, de l’amour à la déchirure, de la joie à la blessure, de la naissance… au bout du chemin.
           
Ces pérégrinations mentales, entre le rapport à l’autre, le monde, le passage du temps, guident l’ouvrage en cours.
C’est une œuvre où le temps devient élément créateur, métaphore du lien. C’est magique.
 
Contact
mail : micheline.cabrillac@orange.fr
tél : +33 (0)6 37 93 41 88

ANI CAIZERGUES :

 

Comment peindre l’invisible, comment donner corps à ce qui n’a pas de substance… Comment illustrer le précepte de Vinci : « Ogni pittura e una cosa mentale » ?

 

La peinture de Ani Caizergues ne se laisse pas décrire aisément : peinture des lointains, elle évoque l’incertitude des sentiments, la finesse des paysages entrevus, la peur de l’inconnu.

 

Le tragique des zébrures sur fond nocturne s’affronte à des éclats colorés, subtils cependant : le voyage intérieur peut commencer, l'événement est guidé par la structure, et le cheminement est in-fini.

           

Une peinture qui laisse des traces...

Bernard Jouanne, 2018

 

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mail : annie.caizergues6@orange.fr

tél : +33 (0)6 21 68 75 54

MARIE-ODILE STECK :

Un jour de l’an 1953, j’ai sauté dans la grande barque ; peu de temps après, c’est dans la « caisse à clous » que j’ai trébuché. Ce fut ma « grande école ». Depuis lors je bricole avec passion.

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Il y a eu des gens de papier avec leurs histoires, des anges terriens avec leurs histoires de gens. Puis sont passés des arbres-gens pour rêver perché. Avec eux j’ai couru les bois, à me raconter l’inéluctable complicité entre nous et la nature.

De là à la terre-matière, il n’y a qu’un pas, franchi en 2010. Terre crue, terre cuite : « Les gens de terre » sont là. Ils émergent, surpris, d’un questionnement intime, d’un confinement peut-être, comme lorsqu’on « gratte » la terre, qu’alentour n’est que vacuité.

La terre, une matière de toute l’Histoire. Tel un fil.

Choisir la terre pour figurer les corps, effleurer leurs questions d’existence, choisir l’écriture du geste, dire par un geste prosaïque une humanité à fleur de peau, sans transfigurer ni travestir, juste laisser venir quelque chose de sensible.

Choisir la terre, pour sentir sa matière de mes mains, pour le jeu dynamique, main-matière, du plein et du creux, une main dedans une main dehors, … laisser passer… bouleversifiant.

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